L’application SMUR-t@b est utilisée au quotidien depuis Mars 2019 et le lancement des premiers sites pilotes. Depuis 26 SMUR ont rejoint l’aventure et plus de 5 500 interventions ont été crées dans l’application en 2019. Les éléments saisis ont alimentés l’infocentre régional et permettent de faire pour la première fois dans notre région un bilan d’activité 2019.

A l’image des RPU obligatoires depuis 2014 pour les SAU, les RPIS (Résumé Patient Intervention SMUR) ouvrent le chemin de la connaissance de notre activité SMUR (véritable outil de pilotage pour les services) mais également celle d’un chaînage des données pré-hospitalière et hospitalière en particulier pour des analyses de filières.

SMUR-t@b intègre les tops horaires des interventions. On peut ainsi voir la répartition de l’activité par heure de départ, avec de nettes spécificités primaire/secondaire. Le détail les départs par créneaux horaires indique une répartition plutôt homogène sur 24h.

Pour les interventions primaires, le lieu d’intervention correspond majoritairementr au domicile du patient pour un motif de douleur thoracique

Avec la granularité par rapport à l’âge des patients (interventions primaires et secondaires confondues), on constate les mêmes tendances que pour les passages aux urgences avec une plus grande proportion de plus de 75 ans en matinée et une population pédiatrique plus importante en fin d’après-midi.

Les caractéristiques des interventions primaires et secondaires sont données à travers quelques chiffres clés

Pour les missions primaires, 63% des fiches ont au moins 1 acte saisi (acte thérapeutique, mise en condition ou geste associé), 51% au moins 1 traitement administré par le SMUR saisi et pour 33% des fiches un profil a été sélectionné.

Les informations sur l’orientation des patients des interventions primaires indiquent que plus de 8 patients sur 10  font l’objet d’un transport (médicalisé ou non).

Au total, nous intervenons plus de 6 fois sur 10 à domicile, pour des patients ayant en moyenne 60 ans (seulement 7% d’enfants) essentiellement pour des pathologies médico-chirurgicales (dont 13% de douleur thoracique et 10% d’ACR) ; les pathologies traumatiques ne représentant quant à elles, moins de 20% de nos interventions. Par ailleurs, 80% de nos patients sont transportés, et, lorsqu’ils ne le sont pas, c’est pour cause de décès dans plus de la moitié des cas.